Nécessité de repenser la collaboration entre les OSC camerounaises pour accroitre leurs impacts dans la recherche du bien-être des personnes et de la nature

Les organisations de la société civile (OSC) actives dans la conservation de la nature et le développement au Cameroun sont en majorité les associations et les organisations non-gouvernementales (ONG). Elles tentent très souvent de travailler en synergie et en complémentarité dans la mise en œuvre des projets. Elles obtiennent rarement les résultats à la lumière aussi bien de leurs attentes que celles des bailleurs et des populations bénéficiaires. La collaboration est très souvent perçue comme la cause des échecs ou des mauvaises expériences. Elle est généralement établie en fonction des modalités d’accès au financement, des stratégies d’action parfois imposées par les bailleurs, des conditions sécuritaires, etc. Il n’est pas à négliger que la collaboration se noue et se dénoue sous l’influence des capacités de mieux se comprendre, de changer de point de vue et de savoir lâcher.
L’idéal dans le contexte camerounais, a mon avis, c’est une collaboration entre OSC pour rendre service aux citoyens, bâtie sur des principes et des valeurs saines et communes. Sa construction est un exercice délicat et nécessite :

– Le développement d’une vision commune et partagée des grands changements souhaités ;
– L’adoption des modes vertueux de gouvernance ;
– L’amélioration de l’image et des capacités d’intervention des OSC ;
– Le développement d’une culture de partenariat dans les relations entre les OSC et les citoyens et les OSC avec les bailleurs.

A propos de l'auteur

Aboukar Mahamat

Aboukar Mahamat est Coordonnateur de l’Association Camerounaise pour l’Education Environnementale (ACEEN), une organisation de la société civile basée à Maroua au nord du Cameroun et active dans la gouvernance des ressources naturelles dans le bassin du Lac Tchad.